01.02.2009

Animal(e)

Hier, j’ai lu des poèmes de Michael Blumenthal – j’ai oublié le volume à l’étage.

L’installation, au bureau-bibliothèque, a encore (légèrement) changé. Comme l’imprimante a déménagé sur l’étagère blanche qui se trouve sous la fenêtre de droite, j’occupe – avec mon ordinateur portable – un coin, plus élevé que le bureau bas blanc, du grand bureau en pin verni. Les deux fauteuils à roulettes verts sont de nouveau appariés, jumeaux qui furent, par notre faute, des mois, des années séparés.

 

Hier, j’ai aussi poursuivi ma lecture de Maiden Castle, mon humeur à ce propos suivant la courbe des montagnes russes. Hier soir, aussi, une nouvelle d’Ingeborg Bachmann, « Die Fähre », qui devait me servir d’échauffement avant de me lancer, ce dimanche – ce que j’ai fait – dans le roman de la même Ingeborg Bachmann, Malina, qui m’a été recommandé par une collègue, E., qui lisait, l’autre jour, au Sicle, la correspondance de Paul Celan avec une (à mon ignorante tête) parfaite inconnue, ce qui a donné lieu à une conversation sur Celan, évidemment, et sur mon goût, marqué quoique pas dépoussiéré de longtemps, pour la poésie de Bachmann.

 

Commencé, cette semaine, la rédaction de sonnets concentriques.

 

15.01.2009

Que se désignent les onobèles...

[ toujours du 11 ]

Histoire Auguste

Une autre bonne résolution de 2009, prise le 7 ou le 8, c’était de me remettre enfin régulièrement à la lecture de textes latins. À la faveur de la passion actuelle d’Alpha pour l’histoire de Rome, j’ai emprunté l’édition bilingue de l’Histoire Auguste en « Bouquins » (texte établi, présenté et traduit par M. Chastagnol), et j’en lis, depuis vendredi, quelques pages chaque jour.

Ce qu’il faudrait, c’est tenir la route.

Ce qu’il faudrait, aussi, c’est noter les phrases ou fragments de phrases qui m’ont marqué.

 

Histoire Auguste (II : fragments)

 

Sed de nomine hactenus (Elag. II, 4) : Mais en voilà assez sur [son] nom / Enfin, assez parlé du nom…

 

… ne innobilitatae remanerent (Elag. IV, 3) : afin qu’elles ne restassent point désanoblies / « pour éviter qu’elles ne perdent leur rang »

 

imperatorium id esse dictitans (Elag. VIII, 3) : [il] prétendait que c’était digne de l’empire [Gaffiot à dictito : dire et redire, n’avoir à la bouche que…]

 

… onobeli ; sic eos appellabant, qui viriliores videbantur… (Elag., VIII, 7) : ceux qui avaient la réputation d’être plus membrés se donnaient le nom d’onobèles.   [Une note de M. Chastagnol explique l’étymologie grecque : onos, âne + bélos : dard]

 

Deus avertat hanc amentiam. (Aur., I, 5) : Que Dieu empêche une telle absurdité !