23.01.2009
Sicle ---- a sickle (quel sigle !)
Après avoir passé la journée -- dans le brouhaha, la chaleur des ampoules survoltées, le martèlement des giboulées sur les tôles -- au Salon d'Information des Collégiens et des Lycéens, et avant d'y passer mon samedi idem (ou derechef), qu'écrire, sinon que j'ai appris une blague de légionnaires, et, d'une de mes étudiantes en t-shirt SMECO, qu'elle était pilier de rugby à Saint-Pierre des Corps ?
Du mal à m'y remettre, peut-être la polygraphie, mal profond qui semblait si durablement ancré en moi, s'est-elle endormie - ou l'ai-je imprudemment éradiquée. (Faut dire que les semaines ne laissent guère de loisir.)
J'ai oublié, dans la mallette de l'ordinateur portable, au garage, Maiden Castle, que je lis. (C'es sublime -- je l'écris ici -- même si Eric trouve à y redire.) J'ai reçu les Cent sonnets de Robert Droguet, curieux ouvrage, qui me laisse perplexe tout en étanchant ma soif de sonnets hétérométriques et aux systèmes rimaires insolites [À défaut de relancer mes sonnets en prose, je pourrais au moins me lancer dans l'écriture, longtemps projetée, de sonnets concentriques.], et Le Mot Magique d'Augusto Monterroso.
Ce n'est pas au Sicle que je -- sickly though I may be -- trouverai à m'abstraire de ces longues litanies, discussions toujours reprises, explications toujours les mêmes données à des lycéens et lycéennes toujours divers, à défaut de la lollypop récurrente (distribuée, dit-on, justement au stand de la SMECO). À tout le moins, avec ma collègue germaniste, avons-nous eu une conversation sur Paul Celan. J'ai noté, au dos du marque-pages de Maiden Castle, les titres de textes en prose d'Ingeborg Bachmann que je ne connais pas et qui sont, dixit, plus sublimes que sa poésie !
;;;;;;;; du reste (tragique) on ne dira rien ::::::::::
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19.01.2009
Sommeil paradoxal
Dans l'ancienne maison, Oméga, qui aura vingt mois demain, était plutôt lève-tard, quel que soit le jour et ce dès son plus jeune âge. Dans la nouvelle maison, il se lève dès 7 h ou 7 h 15, parfois plus tôt (ainsi, avant-hier, samedi matin, il a gazouillé vers 6 h 30) ; en revanche, les lundi et vendredi, jours auxquels je dois le déposer chez sa nounou avant de passer par l'école primaire pour son frère aîné, j'ai été obligé, à chaque fois, de le tirer, à huit heures, d'un profond sommeil.
(Le clavier fait toujours sauter les i : pénible !)
Pour les bonnes âmes que préoccuperait le sort de mon salut latiniste, je signale que j'ai lu (déchiffré ?) hier soir, avant minuit, les cinquante premiers vers de la troisième des Héroïdes. Comme au temps de mes études, j'ai toujours l'impression de comprendre très aisément Ovide, tout en sachant que plusieurs petits faux-sens jonchent le sol de ma lecture...
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