02.02.2009
Coincée ainsi, entre trois chameaux...
Coincée ainsi, entre trois chameaux
et le saturateur
en gros plan, ma bouille lisant
Malina de Bachmann
manque de féminité.
(C'est là une faiblesse infime
qui peut se rattraper sans lutte
inutile.) Derrière la bosse, une butte
Dessine des cordages, dépouilles opimes ;
Les lignes, une infinité,
du convecteur voient D. No-man
fuir devant
le calme réparateur
de la page où vivent les mots.
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à aucun moment...
à aucun moment) pour rien au monde
un commencement ne s'ébauchera
à l'ombre de la statue - l'assaut
donné à tout prendre, à tout perdre, à tout
décider : voici des fruits, des feuilles
& des signaux -- de fumée surtout, dans
la brume nocive (elle est de jade)
où se perdent les esquifs. Phare fade,
falot, faiblard, feu follet d'Ourdan,
tes estampes, qu'aux vagues tu recueilles,
n'ont rien de neuf. Au fond du faitout
d'algues engluées, se trouve un lasso --
fiévreux il s'enroule ; et il ne choira
à aucun moment (pour rien au monde
06:41 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2009
Dans le faitout j'ai mis...
Dans le faitout j'ai mis : trois panais
-- de la dernière pluie ; quatre
parmentières -- le sol recouvert d'épluchures
cinq navets -- pour Tom Cruise
trois carottes -- de sorte que...
deux poireaux -- pour la soif
un oignon -- pour la prononciation !
C'est la énième soupe de l'année :
si vous n'en avez rien à battre
veuillez lire les hachures
sur le sol de la cuisine. Une vaste pelouse
accueillait, sublime, le fruit de nos muqueu-
ses épuisées. Un chien, dans un jardin, aboya (wouaf)
de n'avoir eu sa ration.
(composé hier & aujourd'hui, en deux temps)
16:43 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2009
Dis-toi, la mésange, et toi la merlette...
Dis-toi, la mésange, et toi la merlette
d'où ces piétinements furieux tirer
quelque leçon ? L'envol de l'Espérance
n'est pas rien, sûrement, encore que, bon,
bref, ce n'est pas demain la veille qu'elle
attisera certaines litanies :
Le monde est dépeuplé sans retour. Force
est de constater (bla bla (c'est du morse))
que * l'exil a connu des avanies
(ce n'est rien) ** la guerre aura des séquelles
*** tout n'est pas bon, à l'os, dans le jambon
(payé à l'oeil) **** Les flots de sueur rance
coulent dans les caniveaux.
(Admirez
Qu'on a oublié mésange et merlette.)
15:58 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.01.2009
Aujourd'hui, dans la manif...
Aujourd'hui, dans la manif
-estation (je n'aime pas trop
tronquer les noms, et moins encore
les adjectifs, à
l'écrit, du moins), je me gelais
les mains, vite callosées,
à tenir la banderole :
en 92, Jean-Marc Vergé-Borderolle
cria cette formule osée
(à Bordeaux, si je les
rapporte) d'un tel califat :
Touche pas à mon Plaute ! ( hardcore :
& Nicolas Gautreau
a le regard aussi acéré qu'un canif )
21:47 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2009
Toujours détroussé du suaire...
Toujours détroussé du suaire
& débarrassé des torchons
On s'investit dans quelque armée
un conflit de peu de valeur
À n'être jamais trop livide
& à singer cet alibi
des fous de Dieu à l'âme veule
On suspend son vol comme feule
un chat-huant dans l'établi
âme damnée ou impavide
S'il fallait que pour ton malheur
Tes habits d'étoffe élimée
soient de la gelée aux cochons
Tu serais bientôt belluaire
23:21 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


