02.02.2009
à aucun moment...
à aucun moment) pour rien au monde
un commencement ne s'ébauchera
à l'ombre de la statue - l'assaut
donné à tout prendre, à tout perdre, à tout
décider : voici des fruits, des feuilles
& des signaux -- de fumée surtout, dans
la brume nocive (elle est de jade)
où se perdent les esquifs. Phare fade,
falot, faiblard, feu follet d'Ourdan,
tes estampes, qu'aux vagues tu recueilles,
n'ont rien de neuf. Au fond du faitout
d'algues engluées, se trouve un lasso --
fiévreux il s'enroule ; et il ne choira
à aucun moment (pour rien au monde
06:41 Publié dans Entonnons ces criquets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Il y a dans ce poème quelque chose de vaguement chinois : la brume de jade, les estampes, voire les algues comestibles. Mais ce qui est vraiment remarquable, c'est la manière dont il s'enroule sur lui-même, le serpent se mordant la queue, la fin nous renvoyant au début, une bande de Moebius...
Ecrit par : fuligineuse | 02.02.2009
Ecrire un commentaire