27.01.2009
Valérie Pécresse cite Derrida (Jacques)
La soirée commence ; je me trouve entre les rayonnages de livres, les murs ; j'écris au bureau bas blanc dans la vaste bibliothèque. Je peux, de la fenêtre, contrôler régulièrement, constater l'immobilité de toutes choses dans la rue. Merles, accenteurs sont au repos ; les passants, les promeneurs de chiens n'arpentent plus les trottoirs. Des factures, des travaux à corriger, un pot à crayons "papillon" et une montre occupent les abords de cette étagère qui me sert de bureau et où j'entrepose mon ordinateur portable. Contre les genoux, les disques de jazz H à Z. (L'alphabet A à G se trouve derrière moi, au-dessus des rayonnages de linguistique & philosophie.)
Seule l'ampoule de la lampe d'architecte, au bureau en pin, éclaire la pièce, sans que je sois, pour autant, dans la pénombre. Le souffle chantant du chauffage accompagne mes pianotages. On peut dire que je me contente de peu, et, dans le même temps, j'ai tant face à moi -- entre autres, je me pavanais, me targuais de tant de projets inaboutis qui allaient renaître, on allait voir ce qu'on allait voir. (Se placer d'emblée sous le signe de la Dissolution était certainement une imprudence, pour ne pas dire pis.)
Contre les genoux, les disques de jazz H à Z. (Les disques de musique classique et contemporaine, aussi de "chanson française", se trouvent au salon, avec la chaîne HiFi.)
Hâtez le pas, les promeneurs de chiens !
21:25 Publié dans Orateur mité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
... et elle écrit dans Libé !
Ecrit par : Simon | 28.01.2009
Vu l'évolution du budget, elle ferait mieux d'écrire dans "Ration", c'est sûr...
Ecrit par : Guillaume | 28.01.2009
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